mardi 25 avril 2017

Chapitre deux, à propos de la pratique




Pour  lire un tableau de deux traduction comparées du livre deux vous pouvez aller ici:



2.1

Pratique assidue, méditation du vrai soi, dédication à Dieu
Sont le prix de la liberté

L'ascèse est l'ensemble des pratiques spirituelles, la Sàdhana ou agya. La méditation du vrai soi signifie que c'est la Conscience profonde qui médite, pas le mental. La dédication est la dévotion pratique.

2.2

Le but de la pratique est de gommer
Les causes fondamentales de la souffrance
Et par la contemplation d'amener à l'Unité

2.3

Il y a cinq causes de souffrances: l'ignorance, le faux-ego,
L'attachement, l'aversion de la vie et la peur de mourir

Le faux-ego est la résultante du manque de conscience, de l'ignorance, l'autre face de l'ego. Certains geek diraient ''le côté obscure de l'ego''. L'ego est donné à l'âme pour qu'elle ait conscience d'elle-même. Le mot faux-ego est employé dans la Bhagavad-gîtà.

2.4

L’ignorance est le domaine du sommeil, de l'inactivité,
D'une vie fragile où l'on n'existe pas

Ce verset signifie que vivre dans l'ignorance (la nescience) est comme une vie passée à dormir, un rêve fragile où l'on n'existe pas. Au contraire d'une vie en Conscience, avec la Connaissance où tout prend un sens, une raison. Il ne faut pas confondre une vie ''réveillée'' avec l'éveil: l'éveil est l'état de Bouddha atteint à travers le Nirvikâlpa-samadhi.

2.5

L'ignorant prend l'impermanent pour l'éternel,
L'impur pour le pur, la douleur pour le plaisir,
Le malheur pour le bonheur et le faux-ego pour l'âme

2.6

Le faux-ego est le soi illusoire né de la confusion
de la Conscience identifiée au mental

Le faux-ego est une des parties de la souffrance. Lorsque la force de révélation, que représente la Conscience pure, et la force de perception, que représente le milieu mental, sont prises l'une pour l'autre, par ignorance, cela donne une entité, racine de toutes les souffrances: le faux-ego.

2.7

L'attachement réside avec le plaisir

2.8

L'aversion vient de la souffrance

2.9

La peur de mourir est aussi puissante
Chez l'ignorant que chez le savant

2.10

La souffrance peut être évitée
En reprenant conscience de l'essence

Revenir en Conscience à l'essence est le fait de revenir sans cesse au centre de soi, à l'abri des changements de l'état mental, par la pratique de la méditation en action. Un des trois piliers de La Voie, le Service, permet de le faire.


2.11

La méditation est le moyen d’éviter la souffrance


La souffrance sont ces fluctuations du mental que nous désignons parfois par le mot ''psychotage''. Évidemment si vous n'en souffrez pas le désir de méditer profondément ne vous prendra pas.

2.12

Le karma a ses racines dans les causes de la souffrance*
Leurs conséquences peuvent être rapides ou tardives


*l'ignorance, le faux-ego, l'attachement, l'aversion de la vie et la peur de mourir.

Le bilan des actes est le karma et le karma, qui est la loi d'action-réaction, est très actif dans l'existence de ceux qui n'ont pas la Connaissance, c'est-à-dire la Conscience de la béatitude. Les causes de l'affliction sont la non-connaissance ou nescience, ou confusion de l'ignorance.


Donc le karma et la souffrance ont les mêmes racines; l'ignorance ou manque-de-Conscience. Les conséquences des pensées, des paroles et des actes peuvent venir vite ou tardivement. Plus une âme est évoluée, proche de sa dernière incarnation et plus la survenue des conséquences est rapide.


On peut se placer hors du karma en restant dans le non-agir, dans la conscience en action. Sur La Voie, un de ses trois piliers, le Service, permet de viser ce paradigme: agir en dehors des conséquences, dans le vrai détachement et dédication par la pratique d'une des quatre techniques révélées, celle dite du Saint-Nom ou, quand cette pratique est trop difficile à cause des conditions extérieures, par la respiration consciente.

2.13

Aussi longtemps que ces racines du karma existent
Les fruits des expériences sont bons ou mauvais

2.14

Selon que les actes auront été bons ou mauvais
Leurs fruits seront douleur ou plaisir

2.15

Celui qui a la juste-vue sait que
Tout ce qui est Màyà, les aléas de la vie,
La peur du changement et les impressions résiduelles
Sont source de nombreuses souffrances

La juste-vue est autre chose encore que le discernement. La juste-vue est une des conséquences de l'éveil. Après un nirvikâlpa-samadhi, le méditant est éveillé. C'est ainsi que sri Gautama est devenu le Bouddha, pas en réfléchissant sur les causes de la souffrance. Tous les éveillés le sont après un tel samadhi, une telle extase où l'âtman se fond dans brahman. La juste-vue n'est pas le discernement, elle est bien au-delà mais on gagne en discernement par l'Observance assidue sans pour autant avoir eu un Nirvikâlpa-samadhi ni être un éveillé. Plus la conscience s'affine et plus le discernement augmente.

2.16

La souffrance à venir peut encore être évitée

L'inévitable souffrance de l'ignorance peut encore être évitée en demandant la Connaissance, la Révélation. Ainsi on a les moyens de se mettre à l'abri dans Sa Grâce par l'Observance assidue de l'agya et la pratique des trois piliers.

2.17

La cause de cette souffrance est l'identification à l'illusion

Quand par ignorance on s'identifie au mauvais soi, on souffre. Ce qui peut guérir de cette souffrance est l'identification au vrai soi. Mais pour réussir à s'identifier au vrai soi encore faut-il être capable de le discerner et quand on ne sait pas le faire il faut demander à quelqu'un qui sait, d'où l'utilité d'un maître, un maître qui sait...pas théoriquement mais pratiquement.

2.18

Le monde est le jeu des trois éléments
Qui sont à l'origine de la création et des sens
Et sources d'expériences menant à la Libération

Les trois éléments sont les gunas, 1 Sattva: l'équilibre, la lumière, 2 Rajas: le dynamisme, le mouvement et 3 Tamas: l'inertie, la masse. Ces constituants fondamentaux des éléments et des sens qui les perçoivent permettent l'accomplissement de son dharma spirituel, la Libération des chaînes des incarnations. Notre incarnation, et la Création divine qu'est le monde où vous vivez, sont le lieux et le temps de cet accomplissement et de la Lilà (le jeux) de Dieu.

2.19

Ces forces opèrent aux niveaux grossier, subtil,
Causal et non manifesté

Ceci pour dire qu'ils ont une influence sur tous les plans. Le plan non manifesté est celui de l'Unité, du non phénoménal. Il est vrai que la Lumière intérieure peut être vue comme la première des trois forces, comme le Saint-Nom peut être considéré comme la deuxième des forces et l'énergie de Dieu, omniprésente comme une masse. Comme si les trois forces se reflétaient d'une dimension causale à la dimension non manifestée.


2.20

Le vrai soi, bien que pur, voit à travers les impressions du mental

Le vrai soi, voit à travers les yeux de chaire et ces yeux ont leurs "drivers" dans le mental et le mental est tout sauf objectif. C'est là une source d'erreurs importante, l'illusion intérieure où beaucoup de gens se trouvent. Cette vision à travers les impressions du mental fait la nescience ou ignorance et engendre la souffrance.

2.21

C’est à l'intention de l'âme que la vision existe

Les yeux sont les organes de perception visuelle destinés à l'usage de l'âme. Souvent le mental, sous l'influence du faux-ego, fait une sorte de voile qui trouble le regard, le déforme mais c'est l'âme qui regarde.

2.22

Pour celui qui est libre, et a la juste-vue,
L'illusion de la dualité n'existe plus,
Bien qu'elle soit toujours réelle pour les autres

Cette liberté, cette juste-vue ne peuvent être obtenus par l'étude des textes, par la réflexion intellectuelle, philosophique ni parce que vous le décidez. Elles viennent quand la Conscience est placée au bon endroit et que la vision intérieure est libérée du voile de l'illusion, des concepts. Il a été dit plus haut qu'il n'était pas obligé d'être éveillé pour avoir du discernement. La juste-vue vient avec le Nirvikâlpa-samadhi, l'éveil.

2.23

L'expérience de la dualité est nécessaire au but ultime de l'âme:
Réaliser sa vraie nature et se libérer

Le but de l'incarnation est d'avoir une Conscience. Cette Conscience est donnée par l'ego. Sans ego l'âme individuelle n'existerait pas. Il faut pouvoir dire je pour avoir une Conscience. Il faut aussi la liberté de dire oui et non, pour avoir une Conscience individuelle, c'est le libre-arbitre. L'ego donne aussi le libre-arbitre. 
 


La succession des incarnations, le samsâra, est ce qui permet à cette nouvelle Conscience de s'affiner jusqu'à pouvoir revenir à sa source en toute conscience et liberté. L'incarnation, l'existence dans un monde physique, phénoménal et temporel entraîne inévitablement la dualité. C'est la dualité qui donne la dimension à l'existence incarnée. Il est juste, alors de dire que l'expérience de la dualité est nécessaire au but ultime.

2.24

La cause de cette expérience de la dualité est l'ignorance

Donc l'ignorance est utile à la réalisation de sa vraie nature. Tout est la Lilà de Dieu (son jeu). L'ignorance est ici le contraire de la Connaissance révélée, celle du son-primordial, le Saint-Nom. Sur la voie la Connaissance est la ''science-infuse'' ! L'ignorance participe de la Lilà de Dieu. Elle est la conséquence de l'incarnation. Mais pour gagner la Libération il faut retrouver la Connaissance. C'est le propos de la Révélation, de la pratique des trois piliers et l'Observance de l'agya.

2.25

Lorsque cesse l'ignorance, l'attachement à l'illusion n'existe plus
Et c'est la liberté de l'Unité

Il ne suffit pas de recevoir la Révélation des quatre techniques de Méditation, d'avoir l'agya, les trois piliers, de l'observer et de suivre l'enseignement de la parole vivante (le guru) pour que cesse l'ignorance. Il s'agit de réaliser cette Connaissance.
C'est le propos de La Voie.

2.26

L'ignorance est vaincue par une Conscience à la vision juste

Ce discernement juste, cette vision juste ne se décrètent pas. Vous ne vous levez pas, un beau matin, pris de la bonne résolution d'avoir un discernement et une vision juste, ça ne s'apprend pas. Ils viennent par l'approfondissement de sa Conscience et cet approfondissement vient par la pratique assidue des trois piliers et de l'Observance de l'agya.

2.27

La Conscience atteint l'éveil en sept étapes

2.28

La fusion de la Conscience, dans la béatitude parfaite,
Huitième niveau du yoga, est atteinte en sept étapes

2.29

Ces étapes sont
Yama: le respect de ses devoirs  
vis-à-vis des autres et de soi-même,
Niyama: l'autodiscipline,
Asana: avoir une posture stable et confortable en Méditation ,
Prànàyàma: garder son attention posée sur la respiration,
Pratyàhàra: placer ses sens en état de perception atténuée,
Dhàranà: garder son attention sur un seul point et ne pas bouger,
Dhyàna: Méditation profonde
Et pour finir le samadhi ,
Entrer en contemplation et se fondre dans la béatitude

La première étape est nommée dharma, sur la voie. Ce devoir sacré vis-à-vis de nous et des autres est essentiel. Assumer ses responsabilités en tant que citoyen, automobiliste, père, époux, mère, épouse, pompier, professeur etc. C'est une base. Pour la constance de l'Observance l'autodiscipline est une vertu cardinale.


Ici vous voyez que l'àsana, en tant que posture physique, est simple: il suffit, dans la méditation, de tenir une position qui soit stable et confortable. Pour se concentrer sur l'essence il faut oublier le corps et pour ça il est bon que le corps ne se rappelle pas à vous par des douleurs ou un inconfort. 
 


Le prànàyàma est simplement de porter son attention sur la respiration, on ne parle nulle part de retenir son souffle à un moment donné pas plus que de compter les secondes de l'inspire ou de l'expire. Compliquer cette respiration est du domaine des concepts. La façon de faire correcte est expliquée au cours de la Révélation qu'un aspirant peut demander à son guru.


Dhàranà, ne pas bouger, sans cette phase préparatoire à dhyana vous ne pourrez pas connaître pratyāhāra. Pratyàhàra est courant dans toutes les méditations un peu profondes: ne pas bouger ne serait-ce qu'un doigt et ne pas tenir compte de ses sens afin d'être dans un état de perception atténué. Les quatre techniques révélées permettent d'arriver à cette fin, d'atteindre cet objectif. Pour plonger la Conscience dans l'Unité il s'agit d'oublier le corps et le mental ne serait-ce que pendant le temps de la Méditation. 
 


Puis vient le samadhi, la contemplation profonde. Les exégètes du yoga en connaissent de toutes sortes. Ce qui compte c'est la contemplation, qu'elle ouvre sur l'éveil ou non. L'éveil n'est pas le but, c'est la Libération qui est le but et on peut l'atteindre sans passer par l'éveil.



2.30

La non-violence, la véracité, l’intégrité, la tempérance,
Le désintéressement sont les devoirs
Que l'on doit respecter vis-à-vis d'autrui

2.31

Ces règles de vie sont à observer sans condition de naissance*,
De lieu, d'époque ni de conventions. C'est la grande règle 
 
* Il est ici question des castes en Inde.

2.32

Les devoirs vis-à-vis de soi sont:
La pureté, la propreté et l'honnêteté,
La sobriété, le contentement et la sérénité,
La détermination, l'ardeur dans la pratique,
La Connaissance venue de l'intérieur,
La foi éclairée, la dévotion et la dédication

Ces devoirs sont de l'ordre du dharma, pour un disciple de La Voie.


2.33

Prisonnier des concepts on doit se tourner vers le contraire

Le contraire des concepts c'est la vacuité. Se tourner vers le contraire des concepts c'est méditer, que ce soit dans la méditation formelle, ou dans le Service, un des trois piliers de La Voie qui est la méditation dans l'action.

2.34

Les obstacles au yoga*,
Comme les actes violents et le mensonge,
Peuvent être volontaires ou non ,
Motivés par la colère ou l'intérêt personnel.
Petits ou grands ils mènent sans faillir
A la souffrance de l'ignorance.
Pour surmonter ces obstacles il faut se tourner
Vers l'intérieur où ils sont impossibles

* Au repos du mental, à la liberté.

Il s'agit de la liberté par rapport aux attachements, aux variations de l'état mental, aux concepts, à l'idée que l'on a de soi. L'ignorance, ici encore, n'est pas un manque de connaissances apprises mais l'absence de la Connaissance.

2.35

Celui qui est fermement installé dans la non-violence
Renonce à répondre à l'agressivité 

Sauf évidemment pour défendre son intégrité physique
ou celle d'un autre,d'une victime. Il s'agit là du dharma.

2.36

La motivation des actes de celui qui est dans la Vérité est la Vérité

La Vérité dont il s'agit ici n'est pas une vérité individuelle, comme tous les êtres-humains ont. Il ne s'agit pas non plus d'un concept plus pertinent que d'autres ni d'une véracité mais de la Connaissance. Ce qui motive les actes de celui qui reste centré sur la Vérité intérieure, la Paix, le Saint-Nom, c'est cette Vérité, cette Paix, ce Saint-Nom. Ainsi les actes d'un disciple qui observe l'agya et qui pratique les trois piliers seront-ils empreints de l'harmonie qui est source de tout.

2.37

Pour celui qui est bien installé dans la non-possession
Le joyau est pleinement présent

Le joyau est ici la Conscience de l'Unité, il ne s'agit pas de pierres précieuses mais bien d'un joyau tout spirituel, la Vérité, la Conscience de cette Vérité, la béatitude. Le lâcher-prise, ici la non-possession, est un joyau. Attention, la non-possession ne signifie pas obligatoirement ne ne pas avoir quelque chose mais signifie ne pas être possédé par cette chose. Il est possible de disposer d'une automobile et de s'en servir pour se déplacer sans y être attaché. La possession c'est l'attachement, la non-possession c'est le détachement, le vrai, pas le dénuement.

2.38

A celui qui est établi dans une vie vertueuse
Vient la satisfaction de la persévérance

La satisfaction donnée par la persévérance est le résultat des efforts sur la durée.


2.39

Quand le détachement est installé,
Vient la pleine compréhension du propos de l'existence

Le détachement ici n'est pas de tourner le dos aux gens ni à des objets, d'avoir une posture intellectuelle ''je n'ai plus d’intérêt pour ces gens ni ces choses''. Le détachement est simplement l'attachement à l'essentiel, au son-primordial, à la Conscience intérieure à travers l'Observance assidue de l'agya, et la pratique des trois piliers qui est la Sàdhana de La Voie. Quand on est attaché à l'essentiel on est automatiquement détaché du reste. Le détachement n'est pas l'indifférence, pas plus que le non-agir n'est de ne plus rien faire.

2.40

La pureté du corps et de l'esprit développe le détachement
Vis-à-vis de son propre corps et vis-à-vis de celui des autres

2.41

Quand le corps est nettoyé, l'esprit purifié et les sens contrôlés,
Vient la Conscience joyeuse nécessaire à la pleine réalisation

La pleine réalisation est la maîtrise de la pratique des trois piliers de La Voie et de l'Observance de l'agya.


2.42

La satisfaction est l'insurpassable accomplissement du bonheur

Cette satisfaction n'est pas l'assouvissement des désirs mais l'insurpassable accomplissement du bonheur et si cet accomplissement est insurpassable c'est qu'il est suprême. Il s'agit là d'un bonheur spirituel qui n'a rien à voir avec les biens du monde, les bonheurs des sens et des amours humains. Ce qui ne signifie pas que les bonheurs humains soient méprisables. Simplement il s'agit d'autre chose.

2.43

Grâce à la l'autodiscipline, les impuretés sont écartées,
Et le corps, ses sens fonctionnent parfaitement

La discipline ne s'exerce pas seulement dans des actes spirituels, comme une ascèse méditative particulière ou des rituels précis, elle concerne aussi les actes quotidiens. Si toute votre existence est disciplinée, raisonnable, comme les soins du corps, le soucis de sa santé et son alimentation, alors la vie spirituelle s'en trouve positivement impactée. Le corps est le temple de Dieu. C'est lui qui permet la pratique des trois piliers et l'Observance de l'agya. Prendre soin de soi est de l'ordre du dharma, est prévu par deux des devoirs: la pureté, la propreté et l'honnêteté ainsi que la sobriété, le contentement et la sérénité.

2.44

La communion avec Le Dieu adoré se fait à force d'intériorisation

Intériorisation en tant que pénétration dans les profondeurs de la conscience,
 par la méditation. Il ne s'agit pas de psychanalyse.

2.45

La dévotion pour le Seigneur
A le pouvoir de conduire à l'extase parfaite

La dévotion n'est pas la bigoterie, il ne s'agit pas de chanter les mantras ni d'être toujours en train de tripoter son chapelet machinalement, de se raser le crâne ou de se recouvrir de cendres. La vraie dévotion, bhakti, est de suivre pratiquement les préceptes vrais menant à la Libération et de suivre l'enseignement de son guru. L'extase parfaite est le nirvikâlpa-samadhi, porte d'entrée de l'éveil. Ensuite, une fois cette dévotion vraie trouvée, si vous voulez chanter des chants dévotionnels et vous prosterner en pranam, grand bien vous fasse.

2.46

En méditation la position doit être tenue
Facilement et agréablement

C'est là l'unique mention qui est faite, à propos des asàna, dans le livre. Il est demandé de la facilité et du confort afin de pouvoir rester longtemps en Méditation. Si vous êtes mieux semi allongé ou allongé avec les jambes tenues en l'air sur un gros coussin, c'est que cet asàna convient. Dans ce livre vous ne verrez pas de mention à propos de la kundalini ni des chakras.

2.47

On atteint la béatitude quand la position est maîtrisée

La béatitude, la Paix, est le critère pour dire qu'une posture est bonne ou mauvaise. Si vous arrivez à la Paix-intérieure, à cette vacuité pleine de joie, alors c'est que votre posture est bonne. Les quatre techniques de Méditation de La Voie n'ont pas de postures particulières. Mais l'explication ne peut pas être plus précise: ces techniques ne sont révélées aux chercheurs, qui en font la demande expresse, que face à face.

2.48

Il en résulte que l'on ne subit plus la dualité

2.49

Cela étant le souffle se fait imperceptible

Tous les yogi expérimentés savent qu'à un moment la respiration devient si subtile que c'est comme si ce n'était plus nous qui respirions mais que c'était le Saint-Nom qui respirait à notre place, venant du dehors et nous traversant sans faire bouger notre cage thoracique, nos poumons. C'est une impression.

2.50

La respiration est lente et subtile,
Elle commence et se termine hors du corps

2.51

Quatrièmement, la notion de souffle disparaît

2.52

Alors est retiré le voile cachant la Lumière

Ce voile est celui de l'illusion de notre mental aveuglé. La Lumière dont parle ce verset est une véritable Lumière qui brille vraiment en nous et qu'il est possible de voir en fermant les yeux et en utilisant une des quatre techniques de Méditation révélées. Cette technique est la ''technique de La Lumière'' .

2.53

Alors le mental devient capable de se concentrer

2.54

Quand les sens ne perçoivent plus les objets de la dualité
Ils entrent en harmonie avec l'essence de la Conscience

2.55

Il s'en suit la totale maîtrise des sens

Cette maîtrise n'est pas un but, un pouvoir mais un moyen d'atteindre la Réalisation.